selon Olivier Véran, le Qatar ne serait pas désigné organisateur aujourd’hui



Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, estime « compliqué » de renoncer à organiser la prochaine Coupe du monde (20 novembre-18 décembre) au Qatar. Mais selon lui, ce choix du pays organisateur serait impossible aujourd’hui.

Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a révélé vendredi qu’il serait « compliqué » de renoncer maintenant à organiser la Coupe du monde au Qatar (20 novembre-18 décembre) mais s’est réjoui de l’évolution des « mentalités » sur la question du changement climatique.

« Si on devait prendre une telle décision, aujourd’hui on ne donnerait pas la Coupe du monde au Qatar »

« Ma conviction, c’est que si on devait prendre une telle décision, aujourd’hui on ne donnerait pas la Coupe du monde au Qatar, très probablement compte tenu de l’enjeu climatique », at-il dit sur RTL.

Interrogé sur l’ancien président François Hollande qui a assuré jeudi que s’il était encore président, il ne s’y rendrait pas, M. Véran n’a pas répondu sur la probabilité d’un déplacement du président Emmanuel Macron sur place. « Ce qui a été décidé il y a dix ans par une centaine de pays dans le monde, qui a été accompagné pendant dix ans, c’est compliqué à quelques semaines du début de dire tout d’un coup : en fait, il ne faut pas le faire », a jugé le ministre.

« Les mentalités ont bougé »

« Il y a 10 ans, les premières réactions c’était : ‘est-ce que les footballeurs pourraient faire des bons matchs dans des stades où il fait très chaud, même s’ils sont climatisés ?’, aujourd’hui, c’est ‘est-ce qu’il est raisonnable de climatiser des stades dans la période actuelle ?’, ça veut dire que les mentalités ont bougé et je vais vous dire : tant mieux », at-il poursuivi.

« Je comprends qu’il y a une sensibilité dans l’opinion autour de cette question et je dis : tant mieux parce que ce que nous voulons, c’est sensibiliser la population à la sobriété énergétique », s’est-il félicité. A moins de deux mois du Mondial, les critiques se multiplient à gauche sur cette organisation. « Non à la coupe immonde »: les députés LFI ont notamment fustigé jeudi la « maltraitance des ouvriers immigrés » et les « matchs climatisés à ciel ouvert », réclamant une « réponse politique forte des autorités françaises ».



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