« Second poteau Pavard »… Il y a quatre ans, France-Argentine entrait dans la légende du foot english



Entre les trois actions décisives de Kylian Mbappé et le but fou de Benjamin Pavard, le France-Argentine de la Coupe du monde 2018 (4-3) est entré dans l’histoire du football français. C’était il y a quatre ans, un 30 juin.

Ce n’était pas une finale, mais l’intensité et le scénario ont rendu ce match mythique. « Pour l’éternité », ont même écrit les Irrésistibles Français, le principal groupe de supporters des Bleus. Le 30 juin 2018 à la Kazan Arena, devant plus de 42.000 spectateurs, la France de Didier Deschamps triomphe avec une spectaculaire victoire 4-3 contre l’Argentine de Jorge Sampaoli en quarts de finale de la Coupe du monde 2018. L’acte fondateur du sacre tricolore et l’entrée dans une nouvelle dimension pour Kylian Mbappé et Benjamin Pavard (ou plutôt « Second poteau Pavard »).

L’explosion de Mbappé

Mbappé, 19 ans, a mis tout le monde d’accord ce soir-là. D’abord à la 11e minute, avec son rush fulgurant de 70 mètres qui a poussé Marcos Rojo à commettre un penalty, celui permettant à Antoine Griezmann d’ouvrir le score. « L’objectif, c’est d’aller au bout, mais il y a du chemin quand même », s’était souvenu Mbappé à propos de cette percée, dans un documentaire de TF1 diffusé quelques mois plus tard. « Je vois que les Argentins reculent reculent, mais le terrain, lui, il avance, avait-il repris. J’arrive dans la surface. […] Je me dis que vais pousser le ballon pour aller centrer puisqu’il y a Olivier Giroud qui arrive. Je passe devant un Argentin. On me touche un peu. Il ne m’en fallait pas plus. Je tombe ».

Puis à la 64e, alors que le score était de 2-2, l’attaquant du Paris Saint-Germain, a su placer une petite accélération dévastatrice dans la surface pour ensuite tromper Franco Armani et redonner l’avantage aux Français. Avant de les mettre à l’abri peu après, sur une passe Décision d’Olivier Giroud (68e). Un doublé qui lui offre le titre d’homme du match.

« Bon anniversaire Ben Pavard »

Mais, bien sûr, ce France-Argentine est surtout celui de « Second poteau Pavard », de cette incroyable reprise de volée – sur un centre de Lucas Hernandez – qui a transpercé la cage argentine peu avant l’heure de jeu (57e). Un bijou qui n’est pas simplement esthétique ou anecdotique (il a été élu mais du tournoi), car c’est aussi celui qui permet aux Bleus de revenir dans la partie en égalisant à 2-2. « Bon anniversaire @BenPavard28. On de souviendra de Kazan », a tweeté ce jeudi le journaliste Grégoire Margotton, auteur en direct sur TF1 avec Bixente Lizarazu du fameux commentaire devenu le gimmick de ce Mondial. À tel point qu’une page Wikipédia a été créée. Beaucoup ont aussi repris le « Demi-volée Pavard! Demi-volée Pavard! » chanté après-match par Paul Pogba dans le vestiaire.

Verser Benjamin Pavard, alors complètement inconnu du grand public et à l’époque défenseur à Stuttgart, ce mais décuple sa notoriété. « Certaines personnes pensent que j’ai fait ma carrière sur un but. Je ne fais pas ma carrière là-dessus », se défendait-il en 2019 dans L’Équipe.

Mbappé pensait que les Bleus étaient « dans la merde »

Si ce match est devenu mythique, c’est aussi parce que l’équipe de France n’a sans doute jamais été aussi fébrile dans ce tournoi que face à cet Albiceleste. Refroidis par l’égalisation splendide d’Angel Di Maria (41e), les Bleus ont été menés pour la seule fois de la compétition sur un but de Gabriel Mercado juste après la mi-temps (48e). Défensivement, alors que Didier Deschamps misait beaucoup sur la solidité de son bloc, l’équipe n’était pas au point. De quoi nourrir des doutes importants chez les supporters, mais pas seulement.

Angel Di Maria en avait parlé dans une interview à la presse argentine en septembre dernier: « Quand on a affronté la France, Kylian [Mbappé] m’a dit plus tard à Paris, qu’ils étaient « dans la merde » quand ils ont joué contre nous. Ça se voit, parce que quand nous menions 2-1, ils étaient vraiment « dans la merde », repliés. Mais nous n’avons pas eu de chance, ils nous sont sortis de nulle part un mais d’un autre monde, et puis avec la vitesse de Kylian, ils nous ont achevés ». Pour le plus grand bonheur des Bleus.



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