que retenir des années lyonnaises de Cherki, pisté par le PSG ?



Comme révélé par L’Equipe et confirmé par RMC Sport ce mercredi, le Paris Saint-Germain a fait de Rayan Cherki sa piste prioritaire en attaque pour ce mercato hivernal. Après avoir battu de nombreux records de précocité à ses débuts avec l’Olympique Lyonnais, le pur produit de la formation rhodanienne a ensuite peiné à convaincre ses entraîneurs successifs.

C’est la petite bombe mercato du jour. Comme révélé par L’Équipe et confirmé par RMC Sport ce mercredi, le Paris Saint-Germain a ciblé le profil de Rayan Cherki pour pallier le départ de Pablo Sarabia à Wolverhampton. Si le montant n’a pas été filtré, une première offre a été formulée à Lyon. A 18 mois de la fin de son contrat, l’OL n’a pas totalement fermé la porte à un départ de son joyau, pourtant l’un des chouchous du public lyonnais en raison de sa précocité.

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A ses débuts en 2019, un phénomène de précocité

Car faire le bilan des premières années professionnelles de Cherki sous le maillot de l’OL, c’est en partie compiler les records battus par le jeune ailier droit de 19 ans, né en août 2003. En novembre 2019, un peu plus d’ un mois après ses débuts en Ligue 1, Rudi Garcia le fait jouer contre le Zénith Saint-Pétersbourg en Ligue des champions et Cherki devient ainsi le deuxième plus jeune joueur à faire ses débuts dans la compétition (16 ans et trois mois).

Deux mois plus tard, en janvier 2020, il continue de faire tomber les records en inscrivant son premier mais en professionnel lors de la gifle perdue par l’OL à Bourg-en-Bresse en 32e de finale de Coupe de France (7-0 ). Grâce à cette réalisation, il devient tout simplement le plus jeune buteur de l’histoire de l’Olympique Lyonnais en compétition officielle, à 16 ans et 140 jours, effaçant ainsi le record de Laurent Sevcenko, buteur en D2 à 16 ans et 289 jours en décembre 1984.

Un récital contre Nantes en Coupe de France

Et la « hype Cherki » ne va pas s’arrêter là. Deux semaines après son premier mais chez les grands, il s’offre un véritable récital en 16e de finale de la Coupe de France contre Nantes. A la Beaujoire, Cherki illumine la rencontre de son talent avec un doublé en moins de deux minutes, deux passes décisives et un penalty provoqué, le tout pour une qualification (4-3) de son équipe. Une rencontre qui marque l’entrée du jeune homme dans la cour des grands, pense-t-on à ce moment-là.

Mais la trajectoire du natif de Lyon ne va pas être aussi linéaire. Malgré un nouveau record à l’été 2020 lors du Final 4 de la Ligue des champions (plus jeune joueur à prendre part à un match de phase finale de la compétition, à tout juste 17 ans), Cherki doit attendre septembre 2020, soit neuf mois après son récital contre Nantes en Coupe de France, pour connaître sa première titularisation en Ligue 1. Lors de cette saison 2020-2021, que beaucoup attendaient comme celle de l’explosion au plus haut niveau, il joue 30 matchs toutes compétitions confondues sous les ordres de Rudi Garcia mais n’est titulaire qu’à huit reprises. Son manque de réalisme (quatre buts, dont trois en Coupe de France) commence alors à être pointé du doigt.

Les premiers signes d’agacement sous Peter Bosz

Malgré l’arrivée de Peter Bosz pour la saison 2021-2022, qui le titularise dès la première journée, Cherki reste à son plus grand désarroi un joueur utilisé la plupart du temps en sortie de banc. Lors de cet exercice, il ne figure qu’à sept reprises dans l’onze de départ, sur 20 rencontres jouées. Surtout, une fracture du métatarse en février 2022 l’éloigne des terrains jusqu’à la fin de la saison.

Sous Bosz, Cherki, frustré par son manque de temps, a par ailleurs montré ses premiers signes d’agacement. En septembre dernier, après un match avec l’équipe de France espoirs et alors qu’il n’a toujours pas connu la moindre titularisation après un mois et demi de compétition, il se lâche. « Je me dis que mon heure viendra à un moment ou un autre. Je suis patient, même si l’impatience commence à se faire ressentir. Mais je ne pense pas qu’il (Peter Bosz) me considère comme un joker parce que je bosse tous les jours, et sur mes entrées j’essaie de montrer que je peux apporter énormément au collectif de mon club. »

La réponse de son coach sonne alors comme une sorte de désaveu. « Je sais qu’il est très populaire, c’est super pour les supporters et Rayan. Moi je regarde avec qui on peut gagner des matchs, glisse Bosz trois jours plus tard en conférence de presse. Si je pense que c’est avec lui, il va jouer. Si je pense qu’on a plus de chance de gagner avec un autre joueur, ce sera l’autre joueur. » Le message est passé.

Relancé par Laurent Blanc

Bosz a débarqué une dizaine de jours après cet épisode à cause du manque de résultats de l’OL, c’est Laurent Blanc qui hérite de la pépite lyonnaise. Et le technicien français ne va pas tarder à se rendre compte qu’il a entre ses mains un joueur à part. Un tout point de vue. « C’est un garçon pétri de qualités mais qui ne fait pas toujours les efforts au bon moment et au bon endroit, a détaillé Blanc après une entrée en jeu du jeune Lyonnais en fin de match contre Nice en novembre. Dieu sait qu’il faut se prendre la tête avec lui. Ce n’est pas un problème. Je me prends la tête avec lui sans problème, c’est un joueur de talent. »

Relancé par Blanc depuis le retour de la trève post-Mondial, avec cinq titularisations sur les six derniers matchs, Cherki est actuellement sur une excellente dynamique. Comme un symbole, c’est peut-être au moment où il a enfin trouvé son rythme de croisière sous les couleurs de son club formateur… qu’il va quitter ce dernier pour relever un tout nouveau challenge.

Félix Gabory Journaliste RMC Sport



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