Mouhamadou Fall, toujours menacé de suspension, veut « casser la baraque »



Le sprinter français, désormais à El Paso aux Etats-Unis, est toujours sans réponse de l’Agence Française de Lutte contre le Dopage concernant son cas (un no-show et deux manquements à la localisation en moins d’un an en 2022) . Fall est donc sous la menace d’une suspension de deux ans depuis l’été dernier, ce qui l’a privé des mondiaux, de l’europe, mais aussi des étapes du relais 4x100m avec l’équipe de France. Il n’est pourtant pas encore coupable.

« La vérité, c’est que tout ça m’a surmotivé. J’ai envie de tout casser cet hiver, tout casser aux championnats de France en salle ! » Ce sera à la mi-février à Aubière, près de Clermont-Ferrand. Chute de Mouhamadou donne rendez-vous au sprint tricolore, et à la Fédération Française d’Athlétisme. « Je n’ai pas senti un énorme soutien de la part de la FFA. Quelques-uns m’ont donné des conseils, comme Romain Barras (directeur de la haute-performance). Mais pas beaucoup plus. »

Fin janvier, le triple champion de France du 100m attend toujours le verdict de l’AFLD. L’anti dopage français lui reproche un no-show (contrôle anti dopage raté) et deux manquements à la localisation sur le logiciel ADAMS. Des recours sont lancés depuis des mois par l’avocat de Fall pour prouver qu’il s’agissait d’une erreur administrative, notamment pour le dernier manquement. « Il faut attendre, les dossiers sont constitués… mais je préfère ne pas trop m’attarder, je suis bien dans ma tête en ce moment. »

Mouhamadou Fall a pensé à tout arrêter

Car cela n’a pas toujours été le cas. « Quand j’ai appris la menace de suspension, ça m’a mis un coup, du dégoût… Il y a eu un enchaînement de trois ou quatre saisons où je n’ai pas été sélectionné pour les grandes compétitions en individuels malgré des minima réussis ou des bonnes places au ranking. Après avoir raté les Jeux olympiques de Tokyo, j’ai eu envie d’arrêter l’athlétisme. Mais pas là… pas cette fois. Ça me donne même de la force. »

Mouhamadou Fall croit savoir pourquoi les contrôles se sont multipliés ces derniers mois pour lui. « J’avais rejoint un coach à la réputation sulfureuse (Dennis Mitchell) et j’ai eu des bonnes performances. Je peux comprendre les gens qui se disent c’est louche. Mais je suis contrôlé en permanence et je n’ai rien à me reprocher. Les gens ne veulent pas réfléchir plus loin.

« Je ne suis suspendu de rien ! »

Le trentenaire se prépare actuellement au Texas, aux côtés de son entraîneur Mickael Hanany et peut participer à n’importe quelle compétition. Fall est même devenu le 7ème performeur français de l’histoire sur 200m en salle en janvier, en 20.72. Mais il n’est pas invité à participer aux étapes du relais 4x100m de l’équipe de France. Un sentiment d’incompréhension pour l’automne.

« Si j’étais suspendu, OK c’est normal, je ne peux pas aller au stage du relais. Mais là, je suis suspendu de rien du tout et on me dit non tu ne peux pas aller à Tenerife avec les gars du 4×100 . Ça a rencontré un petit coup derrière la tête, c’est sûr. » Malgré tout, Mouhamadou Fall veut briller cet hiver et sortir par le haut de cette situation inconfortable, qui lui « bouffe de l’énergie ». Avec les championnats de France Elite dans le viseur, et peut-être le meeting de Paris indoor du 11 février.



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