Lula dénonce la faillite des services de renseignement



Publié le :

« Mes services de renseignement n’ont pas existé » le 8 janvier, a dénoncé mercredi le président brésilien Lula au sujet du saccage des lieux de pouvoir dans la capitale par des partisans de son prédécesseur Jair Bolsonaro. Treize militaires chargés de la sécurité ont été renvoyés.

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a déclaré mercredi 18 janvier que les services de renseignement nationaux avaient échoué le 8 janvier, journée marquée par des émeutes requises par des partisans de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro qui ont envahi et saccagé des lieux du pouvoir à Brasilia.

Ces nouveaux commentaires du président de gauche interviennent sur fond de les critiques s’accumulent à l’égard de l’armée pour son laxisme face aux manifestants pro-Bolsonaro.

>> À lire – Brésil : Lula et l’armée, entre guerre et paix

« Nous avons fait une erreur élémentaire : mes services de renseignement n’ont pas existé (ce jour-là). Nous avons le service de renseignement militaire, le service de renseignement aérien, le service de renseignement national ; aucun d’entre eux ne m’ont averti », a dit Lula dans un entretien à la chaîne de télévision GloboNews.

Lula a par ailleurs rendu mercredi la purge au sein de l’appareil militaire au service de l’exécutif. Treize militaires chargés de la sécurité ont été renvoyés, a annoncé mercredi le Journal officiel. Ils font partie du Cabinet de la sécurité institutionnelle (GSI), une instance gouvernementale chargée d’assister le chef de l’État dans sa politique de sécurité nationale et de défense. Cette nouvelle intervient au lendemain de l’annonce du limogeage de 40 militaires affectés à la résidence présidentielle de l’Alvorada.

Soupçons de collusion

Revenu au pouvoir le 1er janvier à la suite de sa victoire à l’élection présidentielle d’octobre dernier face à Jair Bolsonaro – lequel n’a pas reconnu sa défaite -, Lula a exprimé par le passé ses soupçons d’une collusion entre  » des gens dans l’armée » et les contestataires.

Le 8 janvier, plusieurs milliers de pro-Bolsonaro ont envahi pendant près de trois heures et saccagé la Cour suprême, le Congrès et le palais présidentiel. « J’ai l’impression que c’était le début d’un coup d’État », a dit Lula, qui se présentait alors à Sao Paulo.

Exprimant sa volonté de maintenir des relations cordiales avec l’armée, le dirigeant travailliste a souligné que l’armée ne devait pas être politisée, alors que des partisans de Jair Bolsonaro ont demandé à celle-ci d’intervenir pour inverser le résultat du scrutin présidentiel. « Ceux qui veulent s’impliquer en politique doivent retirer l’uniforme, quitter leur poste et alors entrer en politique », a déclaré Lula.

« Je ne sais pas si l’ancien président (Bolsonaro) a ordonné » les émeutes, a par ailleurs dit Lula au cours d’une cérémonie avec des syndicats dans le palais du Planalto. « Ce que je sais, c’est qu’il en est responsable parce qu’il a passé quatre ans à inciter les gens à la haine. »

Avec Reuters et AFP



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *