L’Iran annonce des mesures réciproques après l’adoption de nouvelles sanctions par l’UE



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Après les nouvelles sanctions décidées lundi par l’Union européenne et le Royaume-Uni, l’Iran a annoncé mardi qu’il allait prendre des mesures réciproques.

À nouveau sanctionné par l’Union européenne et le Royaume-Uni pour violations des droits de l’Homme, l’iran a annoncé mardi 24 janvier qu’il allait prendre des mesures réciproques.

L’Iran « condamne avec force » ces sanctions et « annoncea prochainement la liste de nouvelles sanctions » qui viseront des personnes ou des entités « violant les droits de l’Homme ou faisant la promotion du terrorisme » en Europe et au Royaume-Uni, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Lors d’une réunion à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont ajouté 37 personnes ou entités iraniennes sur la liste de leurs sanctions pour violation des droits humains.

Ce quatrième train de sanctions intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’Iran et les Européens, qui accuse Téhéran de réprimer les manifestations ayant suivi la mort de Mahsa Amini le 16 septembre et de fournir des drones à la Russie dans le cadre de la guerre en Ukraine.

>> À lire : Mort de Mahsa Amini : retour sur quatre mois de manifestations et de répression en Iran

Quatre commandants du corps des Gardiens de la Révolution (IRGC) et 12 unités militaires de cette force figurent sur la liste de l’UE.

Les Européens ont également sanctionné le ministre iranien des Sports et de la jeunesse, Seyed Hamid Sajjadi Hazaveh pour « les pressions endurées sur les athlètes ». Quatre députés et deux directeurs de la radiotélévision iranienne sont aussi au nombre des personnalités sanctionnées.

Centaines de morts dans les manifestations

L’UE a déjà imposé le gel des avoirs, l’interdiction de visa et l’interdiction de recevoir des financements de l’UE à plus de 60 responsables et entités iraniennes en raison de la répression des manifestations.

Parallèlement, les Britanniques ont ajouté cinq personnes et deux entités sur leur liste des sanctions, portant leur total à 50 en réponse aux « violations des droits humains » perpétrées par Téhéran, selon la diplomatie britannique.

« Les décisions de l’UE et du gouvernement britannique ont démontré leur incapacité à comprendre les réalités de l’Iran », a dénoncé Nasser Kanani, le porte-parole de la diplomatie iranienne.

Selon le ministère, elle illustre aussi leur « frustration » de n’avoir pas réussi à « provoquer l’instabilité en Iran en dépit d’énormes efforts et coûts ».

Les autorités iraniennes qualifient généralement les protestations des derniers mois d' »émeutes » encouragées par des pays et des organisations hostiles à l’Iran.

Des centaines de personnes, parmi lesquelles des membres des forces de sécurité, ont été tuées pendant les manifestations, et des milliers arrêtés. Quatre hommes ont été exécutés, suscitant un tollé international.

Le 12 décembre, l’Iran avait sanctionné le service de renseignement britannique MI5, des responsables militaires du Royaume-Uni ainsi que des personnalités politiques allemandes en représailles aux sanctions précédentes prises par les partis européens. Avaient également été sanctionnés le magazine satirique français Charlie Hebdo et le département persan de Radio Free Europe.

Avec AFP



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