L’Iran annonce de nouvelles sanctions contre l’UE et le Royaume-Uni



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L’Iran a annoncé mercredi de nouvelles sanctions contre 25 individus et entités de l’Union européenne et neuf du Royaume-Uni en réactions imposées par ces derniers lundi.

L’Iran a répondu, mercredi 25 janvier du tac au tac aux dernières sanctions de l’Union européenne et du Royaume-Uni en prenant des mesures réciproques, plus de quatre mois après le début du mouvement de contestation provoqué par la mort de Mahsa Amini.

Téhéran a ajouté 25 individus et entités de l’Union européenneparmi dix Français, notamment la maire de Paris, et neuf du Royaume-Uni en représailles aux sanctions imposées lundi par ces derniers.

Les autorités iraniennes reprochent à ces personnalités de « soutenir le terrorisme et des groupes terroristes », « d’encourager la violence contre le peuple iranien » ou de « disséminer de fausses informations sur l’Iran », a expliqué le ministère iranien des Affaires étrangères .

L’Iran avait averti mardi qu’il allait répliquer à la décision prise la veille par l’UE d’ajouter 37 personnes ou entités iraniennes sur la liste de ses sanctions pour violation des droits humains. Dans un mouvement coordonné, le Royaume-Uni avait sanctionné cinq personnes et deux entités, tandis que les États-Unis plaçaient dix individus et une entité sur leur liste, leur 9e ajouté depuis le début des manifestations. Téhéran n’a mercredi annoncé aucune nouvelle sanction contre les États-Unis.

Les relations irano-européennes n’ont cessé de s’aggraver ces dernières semaines sur fond de poursuite de la contestation en Iran, d’accusations sur la fourniture de drones à la Russie dans le cadre de la guerre en Ukrainece que dément Téhéran.

Elles ont été exacerbées par les dossiers des Occidentaux détenus en Irande l’exécution de l’Irano-britannique Alireza Akbari le 14 janvier, et du vote non contraignant du Parlement européen en faveur du placement des Gardiens de la Révolution – armée idéologique de la République islamique – sur la liste des organisations terroristes.

Anne Hidalgo, Charlie Hebdo, Bernard-Henri Lévy…

Les Français sont les plus nombreux sur la nouvelle liste iranienne avec neuf individus et une entité, alors que cinq Allemands, deux Néerlandais, un Italien et un Espagnol sont concernés.

Figure parmi eux Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris, qui s’était coupée une mèche de cheveux en octobre « en soutien aux femmes iraniennes ». Le philosophe Bernard-Henri Lévy, défenseur déclaré des droits de l’homme, et Gilbert Mitterrand, fils de l’ancien président François Mitterrand et président de la Fondation Danielle Mitterrand-France Libertés, sont également visés.

Téhéran cible en outre trois responsables de Charlie Hebdo, notamment le rédacteur en chef Gérard Biard. Le magazine satirique avait déjà été placé, comme entité, dans la précédente liste des sanctions, mais il a depuis provoqué la colère des autorités iraniennes en publiant des caricatures du Guide suprême Ali Khamenei.

Radio J, basée en France, et l’association European Friends of Israel (EFI), active au Parlement européen, font partie des trois entités visées.

La liste comporte en outre des eurodéputés ainsi que l’extrémiste de droite suédo-danois Rasmus Paludan, qui a brûlé samedi un exemplaire du Coran en Suède, provoqué de vives protestations dans plusieurs capitales du monde musulman.

Parmi les neuf Britanniques se définissent Liam Fox, ancien ministre de la Défense, la députée conservatrice Victoria Prentis et Patrick Sanders, le chef d’état-major général de l’armée.

Les sanctions iraniennes visant à appliquer des mesures financières et l’interdiction de délivrer un visa d’entrée dans le pays, selon le ministère des Affaires étrangères.

De son côté, l’UE impose le gel des avoirs, l’interdiction de visa et l’interdiction de recevoir des financements de l’UE à désormais près d’une centaine de responsables et entités iraniennes. Malgré ce contexte tendu, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a annoncé mardi avoir l’intention de se rendre en Iran en février pour des discussions « indispensables » visant à parvenir à ce pays à reprendre la coopération sur ses activités nucléaires. Sans confirmer une date, les autorités iraniennes ont indiqué mercredi qu’un tel déplacement était à l’étude.

Avec AFP



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