Les premiers chefs d’État arrivent à Londres pour les funérailles d’Elizabeth II



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Les dignitaires et têtes couronnées qui vont assister aux funérailles d’État de la reine Elizabeth II, décédée il y a neuf jours, commencent à affluer au Royaume-Uni. Parmi eux, le président américain Joe Biden, qui a atterri samedi soir à Londres.

Au Royaume-Uni, le défilé populaire approche de son terme et les délégations officielles affluentes : le public n’a plus que quelques heures, dimanche 18 septembre, pour se débarrasser auprès du cercueil de la reine Elizabeth avant les funérailles d’étatlundi, en présence des dirigeants du monde entier.

Le président américain Joe Biden, premier chef d’État à arriver en Angleterre, a atterri samedi soir à l’aéroport de Stansted, près de Londres.

Le locataire de la Maison Blanche et son épouse devaient aller se soigner dimanche après-midi devant le cercueil de la monarque, toujours exposé 24 heures sur 24 au public. Dimanche soir, Joe Biden assistera à une réception organisée par le roi Charles III au palais de Buckingham pour les dignitaires présents.

Veillée funèbre des petits-enfants d’Elizabeth II

Les proches de la défunte ont continué à lui rendre hommage, en même temps que la population patiente plus de 17 heures pour apercevoir quelques secondes le cercueil.

Les les princes William et Harry ont été de nouveaux réunis samedi soir à l’occasion d’une veillée funèbre des huit petits-enfants d’Elizabeth IIsous les regards des visiteurs autour de la dépouille de souveraine.

Les deux frères étaient en uniforme – Harry ne le portait plus depuis son retrait fracassant de la monarchie – contrairement à leurs six cousins ​​Peter, Zara, Beatrice, Eugenie, Louise, réputé être la petite-fille préférée de la reine, et James, rarement apparu en public.

Pour Charles III, le bal diplomatique a commencé samedi par une rencontre avec les représentants de 14 autres royaumes du Commonwealth, parmi lesquels le Canada, la Nouvelle-Zélande ou l’Australie.

« Femme solitaire »

Son épouse, la reine consort Camilla, s’est pour sa part prononcée publiquement pour la première fois depuis le décès d’Elizabeth II.

« Cela a dû être si difficile pour elle d’être une femme solitaire. Il n’y avait pas de femmes Premiers ministres ou présidents. Elle était la seule, alors je pense qu’elle s’est taillée son propre rôle », a ainsi déclarée la reine consort dans une interview qui sera diffusée dans son intégralité par la BBC dimanche, avant une minute de silence diffusée par tout le Royaume-Uni à 20 h.

Louant le sourire « inoubliable » de la défunte souveraine, Camilla, longtemps mal-aimée des Britanniques qui voyaient en elle une briseuse de ménages pour avoir été la maîtresse de Charles lorsqu’il était marié à la princesse Diana, était jusqu’ici très resté discrète depuis la mort d’Elizabeth II, le 8 septembre.

Londres se prépare fébrilement aux premières obsèques d’État depuis celles de l’ancien Premier ministre Winston Churchill en 1965. Pour la police, l’événement s’annonce encore plus que les Jeux olympiques de 2012.

Derniers préparatifs

Outre le président américain, le président français Emmanuel Macron est attendu notamment, ainsi que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Charles Michel.

Viendront également, entre autres, les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et brésilien Jair Bolsonaro, l’empereur japonais Naruhito pour son premier voyage à l’étranger depuis son accession au trône en 2019, ou encore le prince saoudien Mohammed ben Salmane.

De nombreuses têtes couronnées ont été conviées, à l’instar du prince Albert de Monaco ou encore du roi d’Espagne Felipe VI, ainsi que son père Juan Carlos Ieuhqui a abdiqué en 2014 et vit désormais en exil aux Émirats arabes unis.

L’abbaye de Westminster, où se tiendront les funérailles lundi à 10 h (11 h à Paris), peut accueillir 2 000 personnes. Elizabeth II sera ensuite inhumée dans l’intimité dans la chapelle St George au château de Windsor, à l’ouest de Londres, auprès de son père, le roi George VI, et de son époux, le prince Philip.

Dernière chance de voir la reine

Les heures sont désormais comptées pour se soulager devant la dépouille de la souveraine, placée à Westiminster Hall dans un cercueil clos supérieur de la somptueuse couronne impériale.

Le public a jusqu’à lundi matin 6 h 30 pour rendre un dernier hommage à Elizabeth II, ultimes adieux dans le recueillement, parfois les larmes, pour une reine devenue un symbole d’unité et de stabilité lors de son règne, d’une longueur record dans l’histoire du Royaume-Uni.

Avec AFP



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