le suspect était un habitué des lieux



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Les enquêteurs tentaient lundi de déterminer le mobile du massacre perpétré ce week-end dans un dancing de Californie par un homme qui s’est donné la mort une fois cerné par la police. Le suspect était un habitué de l’établissement.

L’homme d’origine asiatique de 72 ans qui a tué 11 personnes samedi 21 janvier avant de se suiciderencerclé par la police, était un habitué de la salle de danse où il a fait un carnage.

C’est avec un pistolet semi-automatique que Huu Can Tran a commis l’impensable au Star Ballroom Dance Studio de Monterey Park, une ville à la population d’origine majoritairement asiatique près de Los Angeles. Vingt minutes plus tard, il était désarmé par un jeune employé d’une autre boîte de nuit, avant de prendre la fuite.

Alors que cette ville de 60 000 habitants tentait encore de prendre la pleine mesure de la tragédie, survenue en pleine célébration du Nouvel-An lunaire, une esquisse du profil du tueur commençait à émerger.

Perdre patience

Bien que son patronyme soit typiquement vietnamien, Huu Can Tran était arrivé aux États-Unis depuis la Chine, selon un certificat de mariage montré à CNN par son ex-épouse.

Cette dernière, restée anonyme, a raconté à la chaîne américaine l’avoir rencontré deux décennies plus tôt au Star Ballroom Dance Studio, où il faisait déjà figure d’habitué et l’avait suggérée en lui offrant notamment des leçons gratuites et informelles. Ce club, fondé en 1990 selon son site Internet, propose divers cours, de la danse classique à la danse du ventre, pour tous les âges.

Le couple s’était vite marié, mais l’union n’avait pas duré. Huu Can Tran, qui travaillait parfois comme chauffeur routier, n’était pas violent selon elle, mais il arrivait de perdre patience s’il se sentait humilié, si elle ratait un pas de danse par exemple. Selon des documents judiciaires cités par CNN, il a demandé le divorce en 2005.

Mobil-homes

Un homme l’ayant bien connu à la fin des années 2000 et au début des années 2010 a raconté à la chaîne qu’il fréquentait alors toujours assidument le club, s’y rendant tous les soirs depuis son domicile de San Gabriel, à 5 km de là. Selon cet ami, il se plaignait des professeurs de danse, qui disaient « des choses méchantes à son propos ». Huu Can Tran était « hostile envers beaucoup de gens là-bas ».

Il a quitté San Gabriel en 2013, s’installant selon le Los Angeles Times dans un camping pour mobil-homes à Hemet, près de 140 km à l’est de Los Angeles, et son domicile a été perquisitionné dimanche selon la presse.

« Il s’arrêtait pour caresser votre chien, et tout le monde ici incluait qu’il était juste un type sans histoire », a déclaré son voisin Pat Roth à la télévision locale KTLA.

Il s’était rendu au commissariat de Hemet les 7 et 9 janvier pour se plaindre de faits supposés de fraude, vol et empoisonnement de la part de sa famille remontant selon lui « à 10 ou 20 ans » en arrière, a fait savoir la police de la ville.

La jalousie, un mobile ?

Les enquêteurs, selon le quotidien californien, s’intéressent aux interactions que le tueur aurait eues dans les deux clubs, afin de déterminer si la jalousie aurait pu être un mobile.

Huu Can Tran s’étant suicidé aux petites heures du matin dimanche, la police analyse aussi sa santé mentale et son casier judiciaire, a indiqué le shérif du comté de Los Angeles, Robert Luna. « L’enquête se poursuit », at-il dit à la presse. « Nous voulons comprendre comment quelque chose d’aussi horrible peut se produire. »

Avec AFP



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