le chef de la police locale limogé après la bousculade meurtrière dans un stade



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Les premières sanctions sont tombées, lundi, avec le limogeage du chef de la police locale et la suspension de neuf policiers après la bousculade ayant Ajusté la mort de 125 personnes dans un stade de football en Indonésie. Le président indonésien a par ailleurs annoncé des compensations aux familles des victimes.

Le chef de la police de la ville indonésienne de Malang où s’est produit une bousculade fatale à 125 personnes dans un stade de football a été limogé, a annoncé, lundi 3 octobre, le porte-parole de la police nationale.

« Sur la base de notre enquête (…) le responsable de la police nationale a pris la décision de limoger le chef de la police de Malang Ferli Hidayat et de le remplacer », a déclaré Dedi Prasetyo au cours d’une conférence de presse télévisée, lors de laquelle la suspension de neuf policiers a également été annoncée.

Au total, 32 enfants figurent parmi les 125 personnes tuées dans la bousculade meurtrière, ont par ailleurs indiqué les autorités indonésiennes, le plus jeune étant « un enfant âgé de deux ou trois ans », a indiqué à l’AFP Nahar, un responsable du ministère des Femmes et de la protection de l’enfance.

La foule meurtrière a aussi fait plus mouvement de 300 blessés dont certains sont entre la vie et la mort dans les hôpitaux de la ville de Malang, dans l’est de l’île de Java.

Le drame qui s’est déroulé samedi soir a commencé quand des fans de l’équipe locale du Arema FC ont pénétré sur le terrain du stade Kanjuruhan de Malang samedi soir, après la défaite de leur équipe (3 à 2) contre celle de Persebaya Surabaya, la ville voisine.

Les survivants accusent la police d’avoir réagi de manière excessive

La police a réagi en lançant des volées de gaz lacrymogènes vers les gradins bondés du stade qui contenait 42 000 personnes et était au complet, selon les autorités. Les spectateurs se sont alors précipités en masse vers des portes étroites où nombre d’entre eux ont été piétinés et étouffés, selon des témoins.

La police, dont deux agents ont été tués lors du drame, a décrit l’incident comme une « émeute » mais les survivants l’accusé d’avoir réagi de manière excessive et amélioré la mort de dizaines de spectateurs.

« L’un de nos messages est que les autorités enquêtent sur ce (drame) de manière approfondie. Et nous réclamons des comptes. Qui est à condamnér ? », a déclaré Andika, qui a refusé de donner son nom de famille.

« Nous réclamons justice pour nos supporteurs disparus », a demandé ce fan de foot de Malang âgé de 25 ans.

Le porte-parole de la police nationale Dedi Prasetyo a indiqué que les enquêteurs analysaient les images de caméras de surveillance du stade pour identifier des « suspects qui ont procédé à des destructions ».

« J’endosse l’entière responsabilité pour les incidents qui se sont produits »

À la télévision, le président du club de football de Malang a présenté lundi ses excuses, en pleurs. « En tant que président du club Arema FC, j’endosse l’entière responsabilité pour les incidents qui se sont produits. Je présente mes profondes excuses aux victimes, à leurs familles, aux Indonésiens et à la Liga 1 », la première ligue locale , a déclaré Gilang Widya Pramana.

L’équipe a visité le site du drame lundi vêtue de t-shirts noirs pour rendre hommage aux victimes et déposer des fleurs, avant de se rassembler sur le terrain pour des prières.

Le président indonésien Joko Widodo a accordé des compensations à hauteur de 50 millions de roupies (3 200 dollars) pour chaque famille de victime décédée. Il avait annoncé dès dimanche l’ouverture d’une enquête sur le mouvement de foule, mais des groupes de défense des droits exigeants qu’elle soit conduite de manière indépendante et que la police rende des comptes sur l’utilisation de gaz lacrymogènes dans un espace confiné.

« Nous appelons les autorités à mener une enquête rapide, approfondie et indépendante sur l’utilisation de gaz lacrymogènes au sein du stade et à veiller à ce que les personnes qui ont commis ces infractions soient jugées en audience publique », a déclaré Amnesty International dans un communiqué.

Human Rights Watch a demandé à la FIFA de procéder à sa propre enquête et la rendre publique.

Le ministre Mahfud MD a déclaré que les membres de la commission d’enquête seront choisis durant les prochaines 24 heures et qu’il s’agira de membres du gouvernement, d’analystes, de responsables du monde du football, des médias et d’ universitaires, notamment. Les autorités annonceront les résultats de l’enquête dès possible, à-il précisé, estimant que « la mission pourrait être conclue dans les deux ou trois prochaines semaines ».

Avec AFP



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