« J’ai pleuré toute la nuit », Randal Kolo Muani raconte comment il a failli arrêter le foot à 16 ans



Au cours d’un entretien accordé à Vista, Randal Kolo Muani est revenu sur son parcours avant son arrivée au FC Nantes, en 2015, où il a atterri après un test raté à Rennes. Le nouvel attaquant de l’équipe de France raconte avoir failli tout arrêter après un passage en Serie B.

Après la Ligue des champions, Randal Kolo Muani découvre un nouveau monde en ce mois de septembre. L’attaquant de l’Eintracht Francfort a été convoqué par Didier Deschamps pour le rassemblement de l’équipe de France pour deux matchs de Ligue des nations.

Dans un entretien accordé à Vue, le joueur de 23 ans est revenu sur son parcours et ses gros moments de doute avant son arrivée à Nantes en 2015. Passé auparavant par plusieurs clubs de la région parisienne, Kolo Muani s’était retrouvé à effectuer des essais en Italie. « J’avais fait des tests en Serie C, puis en Serie B (à Vicenza). J’étais plus chaud pour la Serie B car après les U17 nationaux, je n’avais plus rien et je ne voulais plus continuer. Je voulais soit partir, soit faire quelque chose. Cela se passe bien, je fais ma préparation avec eux, je fais un mois. Mais mon père ne le sent pas, retrace le nouvel attaquant des Bleus. Il est au bled et il m’appelle : « Qu’est-ce qui se passe ? Ils parlent de contrat et tout. Il me demandait ce que c’était mais je ne connaissais rien. Je voulais à tout prix rester, je commençais à sortir des mythos comme ‘c’est un an, ne t’inquiète pas’. Il m’a dit ‘ce n’est pas clair tout ça’. »

« Le pied, c’était fini »

« Mon père est grave focus sur l’école. Il m’a dit que je devais rentrer car l’école reprenait. J’ai dit ‘non, je ne veux pas rentrer’. Il m’avait pris un billet de train pour le lendemain à 10h. J’ai pleuré toute la nuit, fin du rêve, raconte encore Kolo Muani. Je me suis dit : ‘Qu’est-ce que je vais faire ?’. Je vais repartir à l’école. Le foot , c’était fini entre guillemets. »

Originaire de Bondy (Seine-Saint-Denis), Randal Kolo Muani a donc quitté l’Italie pour revenir en France, où il a rencontré celui qui deviendrait son agent, qui n’avait alors aucun club à lui proposer. « Il avait un ami qui avait des entrées où je pouvais m’entraîner mais rien à part ça. Je m’entraîne à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis), une semaine ou deux. Je n’avais pas de club, de licence. Puis, je fais un essai à Rennes pendant une semaine où ça se passe bien, confie encore Kolo Muani. Ils doivent encore me voir et ils m’ont rappelés pour les vacances d’octobre, pour une nouvelle semaine. A la fin de ça, ils m’ont dit qu’il y avait un joueur similaire (Adama Diakhaby, sans club depuis son départ d’Amiens durant l’été, ndlr) avec moi et ils l’ont gardé (le joueur n ‘a pas réussi ensuite, ndlr). »

Rennes l’a refusé

Puis, le destin a basculé pour le joueur à l’issue de son test qui ne s’est pas avéré concluant à Rennes. « Mon frère me l’a annoncé en me disant qu’il avait une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise, c’est que c’était mort à Rennes, j’étais dégoûté. La bonne, c’est que j’ J’avais un test le lundi à Nantes. Le troisième jour, j’étais convoqué par le directeur du centre. Il m’a demandé de faire une lettre de motivation pour que je signe. J’ai fait ça avec mon frère. Je n’ écoutais que mes parents et mes agents. Ils m’ont fait signer sept mois. »

« Quand j’ai débarqué à Nantes, ça a été le meilleur moment de ma vie je crois », a conclu Randal Kolo Muani, pour qui cette signature a changé le cours de sa carrière, avec la fin des galères et l’opportunité de pouvoir prouver sa valeur. Son premier match en professionnel est intervenu trois ans plus tard, en novembre 2018, face au PSG. Au cours de son passage au FCN, lui qui est parti libre l’été dernier, l’attaquant a disputé 87 matchs pour 23 buts.



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