Genesio admet des « erreurs » mais estime avoir été un « bouc-émissaire »



Invité de Rothen s’enflamme ce mardi sur RMC, Bruno Genesio, l’entraîneur du Stade Rennais, est revenu sur son passage à l’OL pour notamment faire son autocritique.

Avec ses 37 points et la 5e place, le Stade Rennais est loin devant l’Olympique Lyonnais, 9e avec seulement 25 points. Pas de question toutefois pour Bruno Genesio parler de « revanche ». Invité mardi 24 janvier de Rothen s’enflamme sur RMC, l’entraîneur de 56 ans a fait un nouveau bilan de son passage à l’OL entre 2015 et 2019. L’occasion pour lui d’admettre des erreurs et des malentendus, mais de souligner aussi les points positifs.

« Ce qui m’a beaucoup apporté lors de mon passage à Lyon, c’est de pouvoir faire une autocritique sur ce que j’ai mal fait, reconnaît-il. Parce qu’il y a des choses que j’ai mal faites. (…) Il y a des matchs, on aurait dû et j’aurais dû faire mieux ».

« La seule chose, c’est que j’avais l’impression que j’étais le bouc-émissaire, déplore-t-il malgré tout. Même quand il pleuvait à Lyon, c’était de ma faute. C’est allé très loin, alors que dans les résultats étaient corrects dans l’ensemble. (…) J’ai fait trois ans et demi, avec trois qualifications en Ligue des champions sur les quatre années. Dans l’ensemble, on a rempli les objectifs demandés. Il y a bien sûr des regrets. Mais quand je repense à tout ça, c’est une période qui m’a beaucoup aidé dans mon métier et dans ma vie d’homme ».

« Le ressentiment des gens était complètement inverse à ce que je voulais faire passer »

Sur ses erreurs, Bruno Genesio évoque des compositions d’équipes perfectibles, mais aussi des soucis de communication : « Ce qui a été terrible pour moi, c’est que le ressentiment des gens était complètement l’inverse de ce que je voulais faire passer. Très souvent, on m « a fait passer pour une pleureuse, pour quelqu’un qui ne se remet pas en question, alors que je me remets en question tous les jours. (…) La science infuse, personne ne l’a ».

Face aux vagues de critiques, aurait-il dû adopter un ton plus ferme et combatif ? « Quand j’ai fait ça, on m’a taxé de pleureuse, de quelqu’un qui cherchait des excuses, qui ne se remettait pas en question. Peut-être que, à l’époque, quelqu’un d’autre aurait dû dû faire ça à ma place », répond-il sans approfondir.

S’il n’est pas revanchard vis-à-vis de sa période lyonnaise, c’est finalement parce que son entourage l’a encouragé à prendre du recul sur le négatif : « J’ai eu la chance d’avoir des gens autour de moi qui m’ont aidé, qui m’ont fait comprendre certaines choses. (…) Au début, je voulais me battre avec tout le monde. Jérôme Rothen est là, parfois je me disais que j’allais l’ Puis après, on m’a dit qu’il y avait des choses que je maîtrise et d’autres non, pour que je me concentre sur mon travail, sur l’amélioration de mon équipe, sur ce que je pouvais faire. C’est une autre démarche, qui m’a certainement permis de progresser ».



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