Forbidden Stories : le Maroc, Omar Radi et la « prédation foncière »



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Au menu, ce mardi 20 septembre, la nouvelle enquête du site d’investigation Forbidden Stories, qui a décidé de poursuivre le travail du journaliste, Omar Radi, aujourd’hui emprisonné au Maroc, sur des expropriations foncières impliquant des proches du roi Mohammed VI . La vague d’indignation qui secoue l’Iran, après la mort d’une jeune femme arrêtée par la police des mœurs. Les affaires Adrien Quatennens et PPDA en France. Et l’ultime « au revoir » à la reine Elizabeth II, au Royaume-Uni.

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À la une de la presse, la nouvelle enquête de l’organisation Histoires interdites (« Histoires interdites »), qui a décidé de poursuivre le travail d’un journaliste, aujourd’hui emprisonné, sur les expropriations foncières au Maroc.

Ce journaliste marocain s’appelle Omar Radi et a été condamné en mars dernier à six ans de prison pour « viol » et pour « espionnage ». Ces deux affaires, distinctes, ont pourtant été instruites et jugées conjointement. Officiellement, Omar Radi n’a pas été condamné pour son enquête sur les expropriations foncières, mais le quotidien belge Le Soirpartenaire de Histoires interditesrappelle que les ennuis du journaliste ont commencé lorsqu’Amnesty International a révélé, en juin 2020, que le téléphone du journaliste était espionné par le logiciel espion Pegasus – alors qu’il travaillait, précisément, sur le dossier des expropriations foncières. Emprisonné, Omar Radi n’a pas pu poursuivre ses investigations, mais d’autres journalistes ont décidé de continuer son travail. D’après Le Mondeégalement partenaire de Histoires interdites, leur enquête révèle que des terres tribales, qui se trouvent dans une commune proche de la capitale, Rabat, sont tombées dans les mains d’une société dirigée par un proche du roi Mohammed VI. Cette société, dirigée par Anas Sefrioui, proche du souverain et grande fortune du pays, aurait fait main basse, à la fin des années 2000, sur des terres agricoles pour en faire un complexe immobilier et touristique, expropriant, au passage, des centaines de personnes, au prix de faibles indemnisations. Une affaire qu’Omar Radi avait dénoncée publiquement en décembre 2019, en évoquant une logique de « prédation foncière ».

À la une également, ce matin, la vague d’indignation, en Iran, après la mort, la semaine dernière, de Mahsa Aminiune jeune femme de 22 ans, décédée après son arrestation par la police des mœurs. Courrier international relaye les critiques de la presse réformatrice iranienne, qui dénonce des abus en série depuis le durcissement de la répression, à l’égard de femmes non voilées, mais aussi d’artistes et de cinéastes – notamment du réalisateur Jafar Panahi, actuellement en prison, lui aussi. Critiques notamment du journal réformateur Ham-mihandont le dessinateur Hadi Heidari a publié une, sur Twitter, datant de dimanche dernier et accusant : « Elle a perdu la vie pour un cheveu » qui dépasse. Dans le dessin d’Hadi Heidari, Mahsa Amini est présenté comme la dernière victime en date d’une série de dossiers qui sont tombés comme des dominos. D’après Le gardienqui cite des médias iraniens, le chef de la police des mœurs aurait été suspendu de ses fonctions, à la suite de la mort de Mahsa Amini, ce que contestent les autorités de Téhéran.

En France, la justice a confirmé, hier, a avoir ouvert une enquête, après la main courante déposée par son épouse contre le député de La France insoumise, Adrien Quatennens. Le député, qui a annoncé sa mise en retrait et reconnu des violences envers sa femme, se retrouve au cœur d’une polémique qui prend elle-même un tour très politique, selon Le Figaro. Le journal évoque notamment la mise en cause du patron de LFI, Jean-Luc Mélenchon, dans la gestion de cette affaire, qu’il est accusé d’avoir cherché à minimiser, selon ses détracteurs.

Alors que la polémique autour d’Adrien Quatennens bat son plein, une autre affaire, très médiatique, revient également sur le devant de la scène et à la une de Libération : l’affaire Patrick Poivre d’Arvor (PPDA). L’ex-présentateur vedette de TF1 est de nouveau mis en cause pour d’autres faits de violences sexuelles présumées. De nouvelles plaintes, pour viol et des agressions sexuelles, ont été déposées ce mois-ci. Cette fois, les faits présumés seraient eu pour cadre le monde de l’édition. Deux des suspectes, les auteures Anne Cauquil-Gleizes et Bénédicte Martin, expliquent que les faits qu’elles reprochent à PPDA n’engageront pas de poursuites, car ils sont prescrits, mais qu’elles veulent appuyer sur les plaintes déposées par d’autres femmes avant-elles. Les violences faites aux femmes, qui inspirent un dessin à Coco, publié également par Libération. « Faut se méfier des rouquins, des présentateurs télé ou de JT, qui sait encore ? De ses voisins ? », s’angoisse une jeune femme, à côté d’un homme auquel elle demande d’enlever sa main…

On ne se quitte pas là-dessus. À celles et ceux qui ne seraient pas encore lassés de la pompe et du faste déployés pour les funérailles d’Elizabeth II, je propose un rapide coup d’œil sur les unes de la presse britannique, qui revient une dernière fois sur les cérémonies d’hier et l’inhumation de la souveraine à Windsor. « Le dernier adieu », titre Le gardien, impressionné par « la pompe majestueuse et funèbre de ce spectacle inégalé ». La reine a été enterrée, et avec elle « l’ère élisabéthaine », annonce Le je. Prochain rendez-vous avec la royauté britannique, le couronnement de Charles III. Mais avant cela, il faudra patienter encore quelques mois.

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