des suites judiciaires en vue pour 24 supporters après le gros coup de filet



Dans le cadre de l’enquête sur les violences spectaculaires survenues en mai dernier au stade Geoffroy-Guichard, 24 ultras vont devoir s’expliquer face aux juges.

Écrits par les enquêteurs comme « extrêmement aguerris », et pour certains déjà condamnés, ces ultras encouragent une peine maximale de trois ans de prison et cinq ans d’interdiction d’enceinte sportive. 24 supporters ultras de l’AS Saint-Étienne vont répondre à leurs actes devant la justice après les violences survenues fin mai à l’issue du match face à l’AJ Auxerre en barrage de promotion-relégation entre la Ligue 1 et la Ligue 2.

Parmi ces supporters, 11 seront jugés en correctionnelle le 16 novembre prochain pour les violences commises à l’intérieur et à l’extérieur du stade, selon la même source. Il s’agit de membres des Magic Fans et des Green Angels, selon Me Laurent Verilhac, qui représente cinq des prévenus. Ils sont poursuivis pour « jet de projectiles, entrées illégales sur une aire de jeu, utilisation de mobiliers urbains comme projectile, violences avec armes sans ITT ».

Cinq autres supporters, sans antécédents judiciaires, seront par ailleurs jugés en correctionnelle le 18 janvier 2023 pour avoir introduit des fumigènes dans l’enceinte du stade, selon le parquet. Cinq de leurs camarades, également accusés d’avoir introduit des fumigènes, vont être convoqués en comparaison sur la reconnaissance préalable de crédibilité (CRPC) – une procédure qui peut déboucher sur une sanction mais sans audience correctionnelle. Trois autres, dont un mineur de 17 ans, font l’objet d’une alternative pénale. Trois ont été relâchés à l’issue de leur garde à vue.

Saison « sous contrôle »

Identifiés grâce aux vidéos des caméras de surveillance déployées au stade Geoffroy-Guichard, tous avaient été interpellés lundi matin lors d’une opération baptisée « Ultras 42 » mobilisant une centaine de policiers. « Très clairement, nous voulions dire que la saison, nous voulions la remettre sous notre contrôle », a expliqué le procureur adjoint. Le match du 1er octobre contre Grenoble qui verra le retour du public dans le Chaudron « sera préparé sous ces auspices rigoureux », at-il prévenu.

Le 29 mai dernier, dans les secondes qui ont suivi la séance de tirs au but perdue par les Verts (1-1, 5-4 aux tirs au but), synonyme de relégation de l’équipe stéphanoise, des centaines d’ultras, souvent dissimulés sous des capuches ou écharpes, avaient envahi la pelouse, manifestant leur colère en lançant des fumigènes et tirant des mortiers d’artifice vers la tribune officielle, parfois à tir tendu.

D’autres interpellations à venir ?

Les violences qui avaient duré près de deux heures, avaient impliqué 150 à 200 hommes, causaient des dommages évalués à environ 500.000 euros par la régie publicitaire du club pour la destruction d’écrans publicitaires en leds et 90.000 euros côté métropole. Le stade comptait plus de 40.000 spectateurs, mais aucune plainte n’a été déposée par des particuliers.

Les supporters ont continué « assument pour la plupart de leurs gestes », selon le procureur adjoint de Saint-Étienne. Ceux qui seront jugés le 16 novembre ont été placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de stade, interdiction de participer à un rassemblement et obligation de pointer au commissariat de police pendant les matchs de l’ASSE. Selon le procureur adjoint, l’enquête se poursuit « avec du travail d’empreinte, du travail génétique » et « il y aura peut-être d’autres interpellations lorsque les logiciels auront tourné ».



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