dans le sud de l’Ukraine, la ville de Mykolaïv en première ligne des combats



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Alors que l’offensive russe en Ukraine dure depuis cinq mois, certaines parties du pays ont connu une période de calme relative à ces derniers temps. Mais une série de tirs de missiles a ravivé les craintes ces derniers jours, notamment à Mylokaïv, dans le sud du pays. Au moins trois personnes y ont été tuées et cinq ont été blessées, mercredi, selon les autorités locales. Nos spéciaux envoyés sont allés à la rencontre des habitants. Reportage.

L’attaque à eu lieu alors qu’à Madrid, les dirigeants de l’Otan se réunissaient en sommet et réaffirmaient leur soutien à Kiev. Mercredi 29 juin, le maire de Mykolaïv, Oleksandr Senkevych, a déclaré que huit missiles avaient frappé la ville, exhortant les habitants à évacuer. Un immeuble résidentiel aurait ainsi été touché, selon lui, par un missile de croisière russe X-55. Au moins trois personnes ont perdu la vie et cinq ont été blessées dans cette frappe.

Les autorités locales ont lancé une opération de sauvetage des survivants. « Ces derniers jours, il y a eu de plus en plus de frappes sur des quartiers où se trouvent des civils, mais nous sommes prêts à faire notre travail », confie Andry Pankratov, chef des pompiers, à France 24. C’est la troisième fois que ce quartier est visé depuis le début de la guerre. À chaque fois, les secours déblaient les ruines et la solidarité s’organisait.

>> À voir aussi : « Guerre en Ukraine : à Mykolaïv, la solidarité pour faire face aux pénuries »

Combats à Kherson

Quelques dizaines de kilomètres plus loin, les soldats ukrainiens défendent leurs positions et tentent de reprendre la ville occupée de Kherson. Mais ils manquent d’armes modernes, utilisant par exemple, des mitrailleuses réalisées en 1944. « Notre pays est en train d’utiliser toutes ses ressources, toutes ses forces », estime le Père Grigory Chaplain, de la Brigade des « Chevaliers de l’ hiver », « nous attendons une aide réelle, et rapide. »

Selon Leonid, habitant Prybuz’ke, près de la ligne de front, ils sont aujourd’hui une trentaine à être restés sur place : « avant la guerre, la population était d’environ 1 350 personnes ici. Maintenant, moins de 2 % sont restés. »

Avec AFP



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