Ce qu’il faut retenir de l’actualité africaine de la semaine du 21 novembre


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  • En visite d’État à Londresle président sud-africain a exhorté, mardi, les pays riches à aider les pays vulnérables face au changement climatique, dans la foulée d’un accord mitigé conclu à la COP27. Devant des députés britanniques, Cyril Ramaphosa a également évoqué le probleme de la corruption dans son pays, une pratique dont lui-même est accusé par ses opposants.

  • Le Burkina Faso assure avoir recruté plus de 90 000 supplétifs civils pour lutter contre les djihadistes, a annoncé l’armée burkinabè, jeudi. Le pays avait lancé le 24 octobre une campagne visant à recruter 50 000 volontaires. Cette annonce intervient alors qu’au moins quatorze personnes, dont huit supplétifs civils ont été tués en début de semaine, lors de deux attaques distinctes dans le Nord.

  • Au Tchad, une dizaine de militaires a trouvé la mortmardi, dans une attaque menée par des jihadistes dans l’ouest du pays, dans la région du lac Tchad, où les groupes jihadistes Boko Haram et sa branche dissidente de l’organisation État Islamique en Afrique l’Ouest (Iswap) s’ en prenant régulièrement aux armées et aux civils.

  • En Algérie, un tribunal à condamné à mort, jeudi, 49 personnes pour le lynchage en 2021 en Kabylie d’un homme accusé à tort de pyromanie. Cependant, si la peine de mort est bien prévue par le code en Algérie, elle n’est plus appliquée en vertu d’un moratoire en vigueur depuis 1993.

  • Enfin, avec deux matchs nuls et trois défaites enregistrés avant la deuxième rencontre du Sénégalvendredi, face au Qatar, les équipes africaines sont mal engagées dans le Mondial-2022. Le Ghana reste pour le moment la seule équipe à avoir fait trembler les filets avec deux buts inscrits contre le Portugal.

Autre moment fort de l’actualité africaine cette semaine, la signature d’un cessez-le-feu, mercredi, entre la RDC et le M23 lors d’un mini-sommet organisé à Luanda, la capitale angolaise. Cependant, beaucoup de doutes subsistant sur la capacité de cet accord à faire cesser les combats dans l’est de la RDC, alors que les rebelles menacent la ville de Goma.

Le M23 a notamment déclaré ne pas « se sentir vraiment concerné » par cet accord. Autre point faible : l’absence à Luanda du président rwandais Paul Kagame représenté par son ministre des Affaires étrangères, Vincent Biruta.

Kinshasa accuse depuis de nombreuses années Kigali de soutenir cette rébellion à majorité tutsie. Patrick Muyaya, le ministre de la Communication de la RDC, a d’ailleurs assuré sur l’antenne de France 24 que « le M23, depuis le début des hostilités, est représenté par le Rwanda ».


Des affirmations démenties le lendemain par le porte-parole adjoint du gouvernement rwandais. « Le Rwanda n’est pas le porte-parole du M23. C’est toujours ce genre d’affirmation qui a conduit à ce que les résolutions ne soient pas appliquées », a ajouté Alain Mukuralinda.

Alain Mukuralinda, porte-parole adjoint du gouvernement rwandais.
Alain Mukuralinda, porte-parole adjoint du gouvernement rwandais. © Capture d’écran, France 24

Sur Twitter, plusieurs publications partagent des images d’un avion militaire français sur le tarmac d’un aéroport de la République démocratique du Congo en affirmant que la France livre des armes aux rebelles du M23. En réalité, il s’agit d’un simple problème technique. Et ce n’est pas la première fois que Paris est ciblé par ce type d’accusations dans la région.

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info intox © france 24

Les mercenaires de Wagner, présente dans plusieurs pays africains, notamment en Centrafrique, tête de pont des ambitions russes sur le continent, fait l’actualité cette semaine avec un rapport de « All Eyes on Wagner ». Ce collectif, qui dénonce les exactions commises par le groupe paramilitaire au Mali, dénombre ainsi au moins 23 cas d’assassinats et de violation des droits des droits humains. Par ailleurs, le Parlement Européen vient de voter un texte qualifiant la Russie d’État « promoteur du terrorisme ».

LE DÉBAT
LE DÉBAT © FRANCE 24

Les deux-roues électriques ont le vent en poupe chez les motos-taxis du Bénin et du Togo

Finis les bruits assourdissants des pots d’échappements et la fumée noire qui s’en échappe, les conducteurs de motos-taxis sont de plus en plus nombreux à troquer leurs engins activés à l’essence pour des motos électriques plus respectueuses de l’environnement et plus avantageux sur le plan économique.

Au Bénin, les conducteurs de motos-taxis troquent leurs engins essence pour des véhicules électriques
Au Bénin, les conducteurs de motos-taxis troquent leurs engins essence pour des véhicules électriques AFP – YANICK FOLLY



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