Caroline Garcia, commentaire chasser l’oppression en Grand Chelem ?



Dans l’avion qui la ramène vers Lyon, où elle va prendre part la semaine prochaine à l’Open Sixième Sens à Gerland, Caroline Garcia devra phosphorer pour parvenir à s’exprimer en Grand Chelems. En 43 participations, elle n’a atteint que deux fois les quarts de finale.

Lieu à la rencontre des journalistes une heure et demi après son élimination en huitièmes de finale de l’Open d’Australie face à Magda Linette, 45e mondiale, Caroline Garcia a joué la carte de la franchise. Elle a admis le gros coup d’arrêt, la claque, même si ce terme l’a un peu heurtée : « Je suis en train de me faire enterrer ! »

Mais au travers de ses réponses, il y a une petite musique qui revient sans cesse, insidieuse. L’atmosphère d’un Grand Chelem l’oppresse, la bloque, l’empêche de développer son meilleur tennis.

Ces quinze jours de haute pression, à croiser les rivales, à entendre les encouragements – il y avait une petite colonie française qui a entonné des chants dans la Rod Laver Arena – à deviner les attentes – celle des médias et de ses proches – , c ‘est trop pour elle.

Il y a quelques années, à Melbourne, irritée par une contre-performance, la Lyonnaise avait reconnu qu’elle préférerait qu’il n’y ait aucune présence médiatique. Un vœu pieux, évidemment. Il faut faire avec et « Caro » n’a pas trouvé les clés du relâchement. Alors que sur des épreuves d’une semaine, où sur un moins à réfléchir, elle a claqué des performances admirables.

Deux quarts de finale en 43 Grands Chelems

A Melbourne, Caroline Garcia a pris part à son 43e Majeur. Combien de fois at-elle atteint les quarts de finale ? Deux fois seulement. A Roland-Garros en 2017 et l’été dernier à l’US Open. Pour une fille qui a voulu le Top 10 durant de longues semaines, c’est évidemment trop peu. Tout cela, elle le sait.

« Quand tu arrives avec un meilleur classement, une demi-finale de l’US Open, tu as envie de continuer à voir loin. Il y a eu des victoires compliquées. C’est déjà positif. Ce niveau que j’ai pu produire, il ne suffisait pas pour battre Magda Linette. Il faut en tirer les bonnes leçons. Tout n’est pas à jeter même si j’ai envie de tout mettre à la poubelle pour le moment. Il ya la pression que tu te mets toi- même. Mes propres attentes sont assez hautes. C’est là que je me tire déjà aussi une balle dans le pied. En plus de ce qu’il y a dehors… »

Garcia n’est pas à l’aise avec l’immense barnum

A savoir les rencontres avec la presse, les entraînements scrutés, analysés. Cet immense barnum, Caroline Garcia ne l’assimile pas toujours. Même si la présence à ses côtés de Benito Barbadillo, l’attaché de presse de Rafael Nadal, démontre une volonté d’appréhender les choses différemment.

« Il faut qu’on arrive à trouver la bonne balance entre l’envie de ce que je veux produire et comment je peux le mettre en place, confie-t-elle. J’étais hyper tendue. Ceux qui étaient avec moi le sentaient , j’étais à cran sur certains trucs. »

On peut s’interroger, aussi, sur les conséquences de sa rupture brutale avec Bertrand Perret, juste avant le Masters. En catastrophe, le clan Garcia avait rappelé Juan Pablo Guzman. Mais l’Argentin, qui a semblé subir les événements dans le box en voyant « Caro » s’embourber, pourra-t-il recréer la symbiose que le technicien alsacien avait su créer. Lui qui n’hésitait pas à brusquer sa joueuse quand il le fallait.

Dans quel état sera-t-elle à Gerland ?

La conséquence de cet échec, c’est que sa quatrième place mondiale est en danger. Si Aryna Sabalenka se hisse en demi-finale, elle va lui subtiliser le spot. Mais c’est un détail. Après une violente chute de cheval, il faut remonter en selle le plus vite possible. Avant de prendre l’avion, Caroline Garcia ne semblait pas pressée. Pourtant, le tournoi de Lyon arrive la semaine prochaine. A Gerland, elle aura encore une pancarte dans le dos puisque ses principales rivales seront l’Italienne Martina Trevisan, Alizé Cornet et Garbine Muguruza, wild-card.

« Un Grand Chelem, c’est dur à digérer. Maintenant, je vais avoir la chance de jouer à la maison. C’est un tournoi qui me tient très à cœur. On verra comment j’avale le décalage horaire. » Les vingt-deux heures d’avion pourraient être bien longues.



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