« Bernard Laporte est serein », assure son avocat



Trois ans de prison, dont un ferme, ont été requis mardi par le parquet à l’encontre de Bernard Laporte et Mohed Altrad, soupçonnés d’avoir noué un « pacte de corruption » en 2017. Jean-Pierre Versini-Campinchi, l’ avocat du président de la FFR, se dit « serein » et « zen » comme son client. Il s’explique pour RMC Sport.

Jean-Pierre Versini-Campinchi, comment accueillez-vous les peines réclamées par l’accusation ?

Les réquisitions peuvent être tout à fait choquantes par leur ampleur : prison avec sursis dans un dossier de cette nature, interdiction de poursuivre son activité professionnelle pendant deux ans… Ça parait surréaliste. Mais ce n’est pas pourquoi mon opinion puisque nous sommes actuellement dans une configuration où les attaques à la probité sont sévèrement sanctionnées. Les réquisitions ne me surprennent pas à partir du moment où les procureurs se placent dans un état où ils exécutent que les infractions ont été commises. Tout le problème, c’est que nous, nous savons que les infractions n’ont pas été commises et je pense que les avocats vont résoudre que les infractions, notamment les plus infamantes que sont la corruption, ne sont pas commises. On est assez zen. On pense que le tribunal ne va pas suivre le raisonnement du parquet. Les faits n’établissent absolument pas le trafic d’influence, la corruption et la prise illégale d’intérêts. On pense que le procureur voit des infractions là où il n’y en a pas. C’est ce que nous allons établir.

Vous attendez-vous cependant à de telles réquisitions ?

Oui, parce que c’est l’usage. Depuis un certain nombre d’années, les sanctions en matière de probité sont lourdes. On n’est pas surpris par les réquisitions. On se pose évidemment la question de savoir commenter à partir de ce dossier les procureurs ont pu forger une condamnation. Ça me parait complétement aberrant.

Dans quel état d’esprit est Bernard Laporte ?

Comme ses avocats, il est serein. Il sait qu’il n’a pas commis les actes pour lesquels on le poursuit. La réquisition n’a de sens que si vous savez qu’il y a des preuves et des indices concordants, et par conséquent vous avez matière à être inquiet parce que vous allez être jugé coupable. Mais lui, comme ses avocats, est convaincu que l’essentiel des infractions ne va pas être retenu.



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